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SAVOIR CHOISIR SON
"DIRECTEUR"
A quoi peut bien ressembler un numéro deux ? Comment le choisir ? Les conseils d'un dirigeant qui s'est amuser a être un numero deux…
L'exercice délicat qui consiste à trouver un bras droit, la moindre erreur se paye au prix fort. Voici donc la démarche à adopter avec une série de conseils pratiques pour minimiser les risques.
Définir les besoins
Un chef d'entreprise peut juger nécessaire d'étoffer la culture managériale de l'entreprise pour démultiplier l'équipe dirigeante.
Pour anticiper une transmission de pouvoir ou pour rompre la solitude d'une position, un chef d'entreprise peut aussi recruter un numero deux.
Ou tout simplement pour ajouter une compétence pour propulser une nouvelle dynamique de développement dans l'entreprise. "Par exemple, si une entreprise plutôt de culture technique veut passer à une culture du service sans expérience, ce sera le moment de s'enrichir d'une compétence managériale." La problématique est de trouver une personne de confiance, et responsable.
Deux questions essentielles se posent :
Qu'attendez vous de votre second ? "Attention de ne pas se tromper de rôle en prenant pour numéro deux un faire-valoir, potiche ou fou du roi…"
Quelle place va-t-on lui faire ? "Et plus particulièrement : Saurez-vous déléguer ?"
LES CRITÈRES DE SÉLECTION
Sa complémentarité
Idéalement, la première caractéristique du bras droit, doit être la complémentarité qu'il apporte au sein de l'équipe.
Un chef d'entreprise dont les compétences s'axent essentiellement sur l'aspect technique de son cœur de métier, la stratégie est de rechercher un second, gestionnaire et commercial.
Le principe, est qu'un chef d'entreprise doit chercher quelqu'un plus intelligent que lui sur certaines dimensions. A condition bien sûr d'être capable de lui laisser une place suffisante.
La loyauté du candidat doit constituer naturellement une qualité importante. Mais loyauté n'est pas assujettissement. Il faut pouvoir échanger avec son futur second en toute confiance. Attention, il faut s'assurer qu'il joue dans le même camp, ne pas créer une inimitié ce qui arrive lorsqu'un chef d'entreprise est pathologiquement atteind de xénophobie.
Sa capacité de développement
On embauche aussi le candidat pour ce qu'il apportera pour le futur de l'entreprise. Ca implique qu'il ait un véritable potentiel de leadership. Il ne restera qu' à déterminer sa place entre deux rôles possibles :
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“un compétiteur" quelqu'un qui vous challengera, ou
- “Un appui", un second dans le sens militaire le plus strict.
Sa transparence
Certains veulent des numéros deux pour devenir numéro un. La capacité du candidat à se rendre lisible est donc importante. Et parce que les motivations du numéro deux pourront évoluer avec le temps, “par exemple à l'occasion d'une crise ou d'un problème de santé grave”. Toutefois, son ambition n'est pas forcément un défaut. Par exemple, s'il se produit une incomplétude interne dans la transmission, un numéro deux pouvant reprendre la barre peut se révéler être très utile.
Identifier son futur numéro deux
Pour identifier son futur bras droit, un petit repérage s'impose. Or, s'il n'y a pas de numéro deux suffisament acceptable au sein de l'entreprise. Il faudra donc faire preuve de beaucoup de diplomatie pour faire accepter son choix à l'équipe. Sinon, comme toute stratégie vil et basse de la part d'un membre de l'équipe qui se verra souffler ce qu'il aurai estimé
Le profil recherché doit être quelqu'un représentatif de la culture de l'entreprise, partager un esprit, une vision.
Si l'on n'a pas trouvé le numéro deux dans son entreprise, on peut aussi se faire aider par un professionnel extérieur lorsque l'on n'a pas les qualités de discernement adéquat. On peut le consulter pour une simple validation, soit pour mener une démarche en tandem avec lui.
Les pièges à éviter
"Il faut éviter le côté copain-copain". Le fait de se dire "c'est un ami et je lui fais confiance" peut s'avérer dramatique dans le cadre d'une délégation de pouvoir. Par conséquent, il faut absolument séparer l'amical du professionnel, et cela vaut dans les deux sens.
Et enfin, il faut résister à la tentation de s'adjoindre dans le sens le plus péjoratif qu'il soit un "fidèle serviteur". Parceque, quel impact cela aura-t-il sur la crédibilité et l'image de votre entreprise ?".
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